Fédération Genevoise Equestre

CSI-W de Genève: de nouveau un succès !

Les meilleurs cavaliers du monde adorent le Concours Hippique International de Genève (CSI-W). Ils l’ont prouvé en le plaçant en tête du classement des meilleurs concours indoors du monde pour la troisième fois. Et pendant la 44e édition qui s’est achevée dimanche passé à Geneva Palexpo, ils n’ont cessé de faire des éloges sur la manifestation.


« Merci aux organisateurs, aux sponsors et au public qui est toujours extraordinaire ! » a lancé Rodrigo Pessoa après son succès dans le Grand Prix Rolex comptant pour la Coupe du monde. La veille, lors de la conférence de presse qui suivait la finale du Top Ten, Emile Hendrix, le président du Club international des cavaliers de saut d’obstacles (IJRC), s’est aussi montré élogieux. « Je tiens à féliciter les organisateurs pour la qualité de leur concours et j’ai le plaisir de leur annoncer que la 5e finale du Top Ten aura lieu à Genève ».


Sous le coup de l’émotion, Sophie Mottu, la jeune directrice du concours (29 ans) et Alban Poudret, le vice-président, ont eu de la peine à réaliser ce qu’ils venaient d’entendre. « Nous sommes très touchés et ravis de pouvoir de nouveau recevoir cet événement. C’est une belle satisfaction et récompense pour le comité, les sponsors et les nombreux bénévoles qui nous aident toujours aussi efficacement chaque année ! » ont-ils lancé en coeur.  


Pourtant, rien n’était joué samedi après-midi encore. « Samedi après-midi, le club des cavaliers nous a dit qu’il fallait leur accorder un délai jusqu’en février 2005 pour nous donner une réponse » confie Sophie Mottu. « Si la plupart des cavaliers tenaient à ce que la finale reste à Genève, Rodrigo Pessoa souhaitait l’accueillir à Bruxelles, un concours qu’il a relancé avec son père Nelson. Mais en descendant de son cheval après son deuxième parcours du Top Ten, il a été tellement touché par le soutien du public qu’il s’est rallié à la majorité » expliquait Eleonora Ottaviani, la directrice de l’IJRC.

 

Meredith mate ses collègues masculins

 


Meredith Michaels-Beerbaum était ravie et fière de son succès dans la 4e édition du Top Ten. On la voit ici en compagnie de son dauphin Rodrigo Pessoa qui a passé très près d´un deuxième succès d´affilée. Le lendemain, l´Américaine et belle soeur de Ludger Beerbaum renonçait à prendre le départ du Grand Prix Rolex afin de ménager Shutterfly. « Je tiens à finir cette saison 2004 sur un bon souvenir, avouait Meredith. Le week-end prochain, je serai au concours de Londres avec mon mari Markus mais pour me détendre et faire du shopping! ».

Samedi soir, les tribunes étaient combles à l’occasion de la 4e finale du Top Ten Rolex-Gandini. Et malgré les 1´000 places supplémentaires, on a dû refuser du monde à l’entrée ! Pour départager les dix meilleures paires mondiales, une épreuve en deux manches avec des obstacles impressionnants, 1 mètre 55 de moyenne.


Seule femme engagée, la fine et légère Meredith Michaels-Beerbaum ne s’est pas laissée impressionnée par ces hauteurs et par ses collègues masculins. Sur son excellent cheval allemand de 11 ans Shutterfly, l’Américaine basée en Allemagne signait l’un des deux doubles sans faute de l’épreuve.


Son excellent chrono de la deuxième manche lui permettait de remporter cette finale et les 45´000 francs qui l’accompagnaient. Première du classement mondial depuis la fin novembre et vainqueur du Riders Tour 2004, Meredith Michaels-Beerbaum terminait l’année en beauté.


« Je suis vraiment super contente de remporter cette finale. J’ai tout donné. C’était une épreuve très exigeante et excitante. C’est un grand honneur d’être la première femme à remporter cette épreuve. J’espère servir d’exemple aux autres cavalières du monde et leur montrer qu’elles peuvent elles aussi la gagner » lançait-elle avec le sourire, avant de nous livrer la clé de ces réussites. « Je ne pourrais rien faire sans les excellents chevaux que j’ai à l’image de Shutterfly et de Check Mate. Mais je dois aussi dire que je crois en moi et en mes chevaux, voilà mes points forts ».

 

Meredith Michaels-Beerbaum devançait de près de six secondes le tenant du titre Rodrigo Pessoa. Le Brésilien de Bruxelles avait misé fort judicieusement sur Carlot 3 dont il a fait connaissance 15 jours avant la finale. « Je suis très satisfait de la prestation de ce hongre allemand de 11 ans racheté à Maria Sundberg. Je me réjouis de l’avenir avec lui même si je dois encore régler 2-3 choses ».   


Quant à l’Allemand Marcus Ehning, 3e sur sa jument Anka, il regrettait sa faute sur le dernier obstacle qui lui coûtait la victoire. « J’ai trop poussé sur ce dernier ». De son côté, le Suisse Markus Fuchs a dû se contenter de la 7e place. Sans faute dans la deuxième manche, le Saint-Gallois a commis trois fautes dans la première manche sur sa jument Granie rendue facétieuse par ses chaleurs. « Je l’ai rarement connue comme ça. Ça m’a perturbé. Elle ne voulait pas aller dans les coins. On a fait un gros crash dans le 3e obstacle et à partir de là je savais que ce serait difficile ».


Un regret de n’avoir pas misé sur son étalon Tinka’s Boy ? « Non, la jument a prouvé dans d’autres concours qu’elle était capable de faire des choses excellentes notamment à Stuttgart il y a trois semaines dans le Grand Prix. Je pensais qu’elle était en forme mais elle a trop regardé ici. C’est difficile de comprendre ce qu’il se passe parfois, un peu comme avec les femmes » plaisantait le sympathique Markus.

 

Rodrigo Pessoa et Baloubet du Rouet impériaux dimanche

 


Carlot 3 (ici en photo) le samedi soir pour le Top Ten, Baloubet du Rouet pour le Grand Prix Rolex dimanche, Rodrigo Pessoa a choisi les bonnes montures. « J´ai fait le bon choix, c´est vrai. J´aurais pu me tromper mais tant mieux si ça s´est passé ainsi. J´ai profité de travailler Baloubet le samedi encore pour qu´il soit au meilleur de sa forme le dimanche » relevait le Brésilien.

Genève réussit bien à Rodrigo Pessoa. Dimanche, le Brésilien s’est imposé dans le Grand Prix Rolex comptant pour la Coupe du monde 2004-2005 à l’issue d’un barrage qu’il a survolé sur Baloubet du Rouet. « C’est le premier concours de Baloubet qui revient de blessure (tendinite) après un mois et demi de pause. Je ne l’ai pas pris dans la finale du Top Ten afin de bien le travailler pour le Grand Prix Rolex. Je suis vraiment ravi de son comportement aujourd’hui » commentait-il.


Après avoir vu le barrage du Brésilien, l’Allemand Christian Ahlmann (2e sur Cöster) savait qu’il serait très difficile d’aller plus vite. « J’ai donc préféré assurer un sans faute d’autant plus qu’il y avait beaucoup de 4 points ». Sans une faute, ce Grand Prix serait revenu à Robert Smith, finalement 3e sur Marius Claudius. Mais l’Anglais a tout de même été sacré meilleur cavalier du concours grâce à sa régularité. Il a reçu un VW Newbeatle offerte par Amag. Willi Melliger était 2e meilleur cavalier du concours, juste devant le Genevois Philippe Putallaz qui a brillé dans ce concours (lire ci-dessous).  


Deux Suisses étaient au barrage du Grand Prix Rolex et tous deux y ont fait une faute. Le Bernois Daniel Etter et sa bonne jument Hermyne d’Auzay, vainqueurs du Grand Prix de Belfast il y a dix jours, étaient 7es. Ils devançaient le Tessinois Fabio Crotta (8e). « Je suis très content de faire cette 7e place ici devant le public suisse. Je suis un peu déçu par la faute, mais la jument a fantastiquement sauté donc je suis quand même content. Comme il y avait beaucoup de fautes sur cet obstacle blanc, j’ai voulu assurer et suis arrivé un peu sous la cadence devant ce vertical qui m’a été fatal ».


Après six manches, la coupe du monde reste dominée par le Hollandais Wim Schröder. Rodrigo Pessoa remonte à la 8e place, tandis que le jeune Suisse Steve Guerdat, pénalisé de 8 points dans ce Grand Prix Rolex, est 7e. Mais le Jurassien, vainqueur du Grand Prix Guyerzeller du vendredi, garde toutes ses chances de participer à la finale de Las Vegas en avril 2005. Un objectif que s’est aussi fixé Markus Fuchs. « Je suis déjà allé deux fois à Las Vegas et j’espère y retourner. Genève était la première manche de Coupe du monde à laquelle je participais. Mais dès janvier, je vais faire plusieurs manches qualificatives pour accumuler des points ». Après sa 4e place à Vérone (ITA), le Fribourgeois Christophe Barbeau est 21e et deuxième meilleur Suisse au classement général.  

LE BILAN DES GENEVOIS

Philippe Putallaz :

Philippe Putallaz lors de la remise des prix du Prix Télévision Suisse Romande, la chasse sans selle où il a brillamment défendu son titre.

Vainqueur de trois épreuves sur Maastricht D (bar. A chrono le jeudi, le Knock Out le vendredi et de la chasse sans selle le samedi), 2e d’une grosse épreuve et 6e de la grande chasse sur L’Amie, Philippe Putallaz a été sacré 3e meilleur cavalier du concours (il était à 9 points du lauréat Robert Smith et à 3 points de Willi Melliger).
« Le bilan est extraordinaire. Jamais je n’aurais pensé faire aussi bien ici. Avec Maastricht D j’avais prévu de gagner une ou deux épreuves ici. Mais entre prévoir et gagner c’est toujours difficile mais la jument est en pleine forme. Je pense que j’ai fait le meilleur concours de ma vie ici. J’étais à Barcelone la semaine auparavant, je pense que cette préparation a été bénéfique. Quant à L’Amie, il m’a impressionné et je l’ai rarement vu sauter comme ça. Après Barcelone, j’ai analysé la vidéo et ai essayé des trucs. J’ai vraiment appris des choses et je pense que s’il saute comme ça l’année prochaine, je vais avoir beaucoup de succès ».

La suite du programme ? « Là je vais mettre mes chevaux au repos. Pour les fêtes, je vais monter dans mon pays natal le Valais pour aller voir des amis. Début janvier, je pars sur les îles me reposer un peu et je reprend la saison début février ».

 

Céline Stauffer :

10e du Grand Prix Guyerzeller le vendredi avec Daloubet d’Evordes et 4e de l’épreuve des combinaisons sur Felin Pierreville, Céline Stauffer avait un peu de peine à digérer la contre-performance de son étalon Daloubet d’Evordes dans le Grand Prix Rolex de dimanche (16 points). « Il a de nouveau eu peur de l’étang et ça n’a pas facilité les choses. Mais satisfaite tout de même ».

La suite du programme ? « Juste une épreuve nationale avec les jeunes chevaux, mais les bons chevaux ont un break jusqu’à fin février-début mars ».

 

Olivier Bourqui :

2e du Knock Out et 10e samedi matin avec Franky, Olivier Bourqui était satisfait de son premier CSI-W de Genève. « Franky n’a que 7 ans mais s’affirme comme un cheval plein d’avenir et sur lequel je pourrai compter pour les Grands Prix. Petite déception avec Kwikstaart qui s’est blessée le premier jour. On a essayé de la faire ressauter vendredi mais on sentait que ce n’était pas ça. Elle a une petite distorsion au boulet mais rien de grave. On va la laisser au repos ».

La suite du programme ? « Mais saison est maitenant finie. Les chevaux vont faire deux mois de repos et promenades dans la forêt. Et après on recommence ! ». 

 


JOCKEY CLUB HSBC GUYERZELLER

 

Julie Jucker brille dans les épreuves du Jockey Club

 


Pour son premier concours chez les licenciés et à Geneva Palexpo, Julie Jucker a cartonné: une victoire en R2/L2 et une 2e place dans la finale. Ses parents Philipp et Martine, qui l´entourent sur la photo, étaient ravis!

Grâce aux épreuves du Jockey Club, parrainé pour la deuxième année d’affilée par HSBC Guyerzeller, les cavaliers de la région ont le privilège de monter dans les magnifiques installations du CSI de Genève. Une jeune cavalière genevoise s’y est particulièrement distinguée.


C’est la championne genevoise juniors en titre Julie Jucker qui vient de fêter ses 15 ans et de passer sa licence. Le CSI de Genève représentait sa première sortie chez les licenciés. Et pour une première, cela a plutôt bien marché ! Après une victoire en R2/L2 le jeudi sur Ledison, la fine cavalière de Choulex terminait 2e de la finale dimanche. L’écuyer français Jean-Luc Mourier (37 ans), basé dans une écurie privée à Douvaine, lui soufflait la victoire pour un centième seulement !


« Dans mon parcours vendredi, je n’ai pas exploité au maximum le potentiel de vitesse de mon cheval. Mais là, j’ai joué le tout pour le tout et ça a passé ! » commentait Jean-Luc Mourier, un habitué de ces épreuves du Jockey Club qu’il fréquente depuis 4 ans. Quant à Julie Jucker, elle était ravie de ses résultats. « Ledison va très bien et c’est génial. On a une bonne complicité et la confiance que j’ai en lui m’a permis d’oublier un peu la pression que j’avais de monter pour la première fois ici. C’était super ! ».


Egalement sans faute dans cette finale jugée au barème A au chrono, Sandra Putallaz était 3e sur la prometteuse jument de six ans Katy de la Guyonnière. « Elle me fait très plaisir malgré le peu d’expérience. On sent qu’elle a du potentiel et que c’est une jument de vitesse. J’espère atteindre les S avec elle l’an prochain » relevait Sandra Putallaz. « C’est toujours un grand plaisir de monter ici. La halle est tellement belle, l’organisation extraordinaire, on se fait vraiment plaisir. Le public nous supporte, on est à l’abri et au chaud, c’est génial ! ».  


Vainqueur du R4/M2 vendredi, Jessy Putallaz (Gamba de Couvrigny) était pénalisé de 9 points dans cette finale. « J’ai voulu prendre trop de risques mais il le fallait si je voulais battre Jean-Luc Mourier ». Dans cette finale, on relèvera aussi la 4e place d’Olivia Firmenich sur Galeras. Dans les R3/M1 de vendredi, Julien Pradervand, vainqueur de la 2e série sur Kendo C CH, et Corinne Magnenat, 3e sur Oriba, se distinguaient aussi.

 


CHASSE SANS SELLE - DEFI CHEVAL-PONEYS

Julie Delaporte aux anges

 


Pour son dernier concours chez les poneys, la Genevoise Julie Delaporte ne pouvait espérer mieux qu´une victoire. Un succès obtenu de haute lutte devant Philippe Putallaz et Maastricht D connus pour leur rapidité! Sophie Mottu, la jeune directrice du concours genevois, lui remet une selle Pessoa.

Chaque année, les meilleurs cavaliers poneys du pays se retrouvent à Geneva Palexpo où ils défient les cavaliers internationaux dans une chasse sans selle. Pour les cavaliers internationaux, l’exercice n’est pas toujours confortable mais réserve parfois quelques surprises ! Cette année, on a vu Pierre Kolly prendre un bain forcé dans l’étang et Ulrich Kirchhoff débouler en char romain sur la piste.


Dans cette épreuve où les cavaliers se battaient contre le chrono, on a eu droit à quelques frayeurs et à du beau spectacle. Notamment lorsque la Genevoise Julie Delaporte a pris tous les risques sur son poney Ilton de la Tour pour devancer finalement de 40 centièmes Philippe Putallaz sur Maastricht D.


Pour sa dernière sortie à poneys, Julie ne pouvait espérer meilleure fin. « Oui je me suis dit je vais tout donné et j’ai pris tous les risques et Ilton a suivi. Je n’oublierai jamais ces années formidables à poneys. La suite c’est avec les chevaux. Je vais bien me préparer cet hiver pour la saison prochaine ». Quant à l’autre Genevoise Deborah Lazzarotto, déjà en évidence une semaine auparavant en Hollande, elle s’est aussi bien battue sur Top Chiaro di Luna (3e).

 


COURS DE LA FONDATION LITTLE DREAMS
 

Jessy Putallaz et Orianne Kleiner aux anges

 

Steve Guerdat, vainqueur du Grand Prix HSBC Guyerzeller vendredi soir, est l´un des trois parrains des deux jeunes cavaliers membres de la Fondation Little Dreams. « Ces deux jeunes très motivés et talentueux » confiait le Jurassien après le cours donné samedi après-midi dans le cadre du CSI-W de Genève.

Pour venir en aide aux jeunes talents dans le domaine artistique ou sportif, le chanteur Phil Collins et son épouse Orianne ont créé la Fondation Little Dreams en 2001. Dès 2005, le monde de l’équitation fera son entrée dans cette fondation. Deux jeunes cavaliers, la Vaudoise Orianne Kleiner et le Genevois Jessy Putallaz, seront soutenus dans leur passion.


Pour marquer l’événement, les organisateurs du CSI-W de Genève ont décidé de soutenir à leur façon les deux jeunes espoirs en les invitant dans les épreuves du Jockey Club et en leur proposant de suivre un cours avec deux de leurs trois parrains, Rodrigo Pessoa et Steve Guerdat (la troisième marraine, la Suédoise Malin Baryard, a dû déclarer forfait pour le CSI-W genevois en raison de sa grossesse de six mois).


Samedi, un très nombreux public s’est massé autour de la piste des attractions pour suivre ce cours. Les jeunes ont travaillé sur le plat et sur l’obstacle sous les yeux attentifs de leurs deux parrains qui se sont montrés très dévoués et attentifs.


« On a tous commencé comme ça » confiait Rodrigo Pessoa. « Jeune, à chaque fois qu’un cavalier plus âgé nous donnait des conseils, ça nous apportait beaucoup. Et je crois que lorsqu’on est jeune comme eux, il est important de se sentir soutenu, d’où l’importance de la Fondation Little Dreams ».


« Ces deux jeunes très motivés et talentueux » lançait Steve Guerdat à l’issue du cours. « Ils n’ont pas été choisis par hasard. Ils ont de la détermination et du talent ce qui ne suffit pas toujours dans ce sport. Mais ils ont une super mentalité et ont heureusement cette aide importante qui va les aider à faire quelque chose dans ce sport ».


Alban Poudret, journaliste hippique et vice-président du CSI-W genevois, a été choisi comme conseiller technique pour le monde de l’équitation. Il nous explique ce que les deux jeunes cavaliers vont recevoir concrètement de la Fondation Little Dreams. « Ils vont recevoir un peu d’argent pour rembourser les frais, ça coûte cher d’avoir un cheval, donc pension, ferrage, équipement etc. Mais aussi tout un encadrement et des bons conseils avec un nutritionniste, un médecin du sport et beaucoup de choses autour. Pourquoi pas des cours de communication et des cours à l’étranger chez un grand champion et puis le rêve de monter à Palexpo et travailler avec les parrains comme Steve, Rodrigo et Malin, ça n’a pas de prix ».


Quant à Jessy Putallaz, il était sur un petit nuage après ce cours particulier. « C’était super, vraiment super ! » confiait-il heureux. Un peu de pression de monter sous les yeux de ces deux stars ? « Non, c’était surtout le fait qu’il y avait beaucoup de monde qui regardait et on voulait bien faire! ». Quant au sentiment d’être membre de la Fondation Little Dreams, l’espoir genevois confiait. « Ca fait vraiment plaisir, on croit en nous et ça va m’encourager pour la suite ».

 


L´AVIS DE PIERRE E. GENECAND

« J´étais très relax! »

 


Après 15 ans passés au service du CSI-W de Genève, Pierre E. Genecand a pu cette année admirer le spectacle détendu. On le voit ici au bord de la piste d´entraînement, un lieu très prisé du public qui apprécie voir les cavaliers et chevaux à l´échauffement.

Au début de cette année, après 15 ans de présidence du CSI-W genevois, Pierre E. Genecand a transmis le relais à Sophie Mottu. Il a donc suivi cette 44e édition en tant que simple spectateur. Ce qui ne l’a pas empêché de faire un tour en coulisses pour saluer les cavaliers et les personnes qui l’avaient entourées pendant ces 15 ans d’activité. 


« J’ai très bien vécu cette édition et sous un tout autre angle. J’étais très relax et n’avais pas de souci. Tout était bien organisé. C’était très agréable de voir l’autre côté du spectacle. J’ai enfin pu voir des épreuves, m’asseoir dans les tribunes ».


Sophie Mottu a bien repris vos commandes ? « Oui. On dit toujours qu’elle était à bonne école. J’ai été dûr avec elle à l’époque. Mais ça a porté ses fruits. Je me suis un peu détaché de la chose car j’avais confiance en l’équipe qui a fort bien réussi cette édition. Tous les cavaliers sont contents, le public aussi. En 2005, il y aura de nouveau un nouveau Genève tout aussi bien ! ».


« Avec Pierre, ça n’était pas toujours facile, avoue Sophie Mottu. C’est quelqu’un de très exigeant dans le travail, mais il m’a beaucoup appris et on a vu le résultat cette année au concours hippique ».
 



SOPHIE MOTTU: UNE REUSSITE POUR UNE PREMIERE

 

La transition s´est faite sans problème!

 


Sophie Mottu remet le trophée à la vainqueur du Top Ten Meredith Michaels-Beerbaum.

Quand elle a repris le flambeau de l’organisation en début d’année, Sophie Mottu savait que la tâche était à la mesure de l’événement, c’est-à-dire immense. Au fil des ans, la manifestation a évolué et gagné en succès. Un succès qu’il fallait prolonger. Entourée de son comité et des fidèles bénévoles, Sophie Mottu a relevé le défi avec succès. Une fois de plus, les cavaliers ont couvert le concours de compliments.


Première réaction de la jeune directrice recueillie lundi soir. « Je suis très fatiguée mais soulagée d’être arrivée au bout de cette première édition. Je dois avouer que je m’étais mis beaucoup de pression sur les épaules pour que tout soit parfait vis-à-vis de nos sponsors et du comité qui travaille à l’année ».


« Quant au stress, plus on approchait de l’événement plus il montait à l’idée que chaque détail soit parfait pendant la manifestation. Mais le stress fait partie de la manifestation et on doit le gérer » ajoutait Sophie.   


Après le debriefing de l’édition 2004, l’équipe organisatrice se reposera quelques jours avant de plancher sur la 45e édition qui aura lieu du 8 au 11 décembre 2005.
 


Textes: Pascal Mathieu
Photos: Pascal Mathieu et www.concours-hippique.ch