Fédération Genevoise Equestre

Nicolas et Sandra champions genevois

Sur "leur" terrain et devant "leur" public, les deux pensionnaires de l´Ecole de dressage de Versoix Nicolas Firmenich (Dionysos II) et Sandra Putallaz (photo) (Palmira von Hof CH) ont été sacrés champions genevois.

Nicolas Firmenich s´est imposé chez les licenciés régionaux devant Clio Choukroun (Deel Coin) et Fiona Bonnamy-Pictet (Epinal), départagées dans un barrage disputé en compagnie de Fabienne Burrus (4e) et Johanne de Coulon (5e), médaillée d´argent l´an passé. Ces quatre amazones avaient en effet accumulé 8 points dans l´épreuve de qualification et les deux manches de la finale.

"C´est la première année où on peut se permettre de refuser du monde pour la finale" se réjouissait Francis Menoud, faisant allusion au nombre important de licenciés régionaux qui avaient rempli les conditions (5 classements) pour avoir le droit de participer à la finale. Cela ne s´était plus vu depuis quelques années.

Nicolas Firmenich et Dionysos II ont dominé de bout en bout

Nicolas Firmenich a mené de bout en bout cette finale 2002. Avec Dionysos II, il n´a commis qu´une faute dans la 2e manche de la finale. A 19 ans, Nicolas Firmenich remporte son premier titre genevois. "Je savais que j´avais mes chances" avouait modestement l´élève de Philippe Putallaz, coaché par Sandra Putallaz en l´absence du "maître" retenu à Lanaken pour le championnat du monde (lire plus bas). 


Nicolas Firmenich a fêté son premier titre genevois entouré de ses nombreux supporters.

Nicolas a sa licence régionale depuis 4 ans. Avec Dionysos II, qu´il monte depuis mai 2001, il a débuté les R4 cette année à Cheseaux début juin et obtenu notamment une 2e place à Verbier. L´an prochain, Nicolas va prendre sa licence nationale et souhaite faire quelques S1. D´ici là, il continuera à fréquenter l´Ecole Moser (option économie) où il prépare sa maturité.


Nouvelle médaille pour Clio Choukroun.

Déjà 3e l´an passé à Corsier, Clio Choukroun (14 ans) ne s´attendait vraiment pas à monter sur le podium. Pourtant, grâce à un barrage sans faute et rapide sur Deel Coin qu´elle monte depuis trois saisons, l´étudiante au Cycle de la Gradelle devançait Fiona Bonnamy-Pictet.


Fiona Bonnamy-Pictet (3e): après le dressage, la passion du saut.

Sans faute dans l´épreuve de qualification et dans la première manche de la finale, Epinal faisait tomber deux barres dans la 2e manche. "C´est de ma faute. Une fois je suis arrivée dans le pied car je n´avançais pas assez et l´autre j´ai fait 4 foulées au lieu de 5 entre les obstacles 3 et 4" avouait Fiona, qui pensait avoir perdu définitivement ses chances de monter sur le podium. Mais, ayant l´avantage de partir en dernier au barrage, elle assurait un sans faute avec Epinal. "Il pardonne beaucoup mais il a du caractère" confie Fiona à propos de ce cheval français qu´elle monte depuis l´an passé.

Epinal
, Fiona l´a acheté sur un coup de foudre par l´intermédiaire de Grégoire Auberson et de son mari Jérôme. C´est en parti grâce à ce dernier que Fiona a commencé le saut il y a deux ans. La jeune assistante d´attaché de presse chez Rolex avait pratiqué le dressage à haut niveau. Mais du jour au lendemain, elle en a eu assez. "J´ai été dégoûté de l´ambiance et des juges" confie-t-elle.


Barrage pour la médaille d´or chez les licenciés nationaux

Chez les licenciés nationaux, le public a aussi assisté à un barrage pour départager Sandra Putallaz et Bertrand Darier, auteurs d´un triple sans faute. Sandra ouvrait les feux avec Palmira von Hof CH et signait un sans faute tandis que Bertrand Darier et Ilisa étaient pénalisés de 4 points.


Chiara Wilde, ravie de sa 3e place à laquelle elle ne s´attendait pas.

Malgré une faute de Mouten Clover dans l´épreuve de qualification, Chiara Wilde prenait une 3e place qui la comblait. "Je ne m´attendais pas du tout à cette médaille" confiait Chiara, soulignant les qualités de son cheval acheté en janvier dernier "qui était au top de sa forme" et le travail effectué avec son entraîneur Philippe Putallaz. Avant de débuter l´université à Londres en octobre 2003, Chiara Wilde va profiter de monter à cheval. Même si elle a déjà monté quelques S1 cette saison, elle souhaite acquérir une constance dans la façon de les monter.


Bertrand Darier: content de sa 2e place et de sa jument Ilisa.

2e, Bertrand Darier ne s´avouait nullement déçu d´avoir été privé de médaille d´or. "Je suis content de ma 2e place et surtout de ma jeune jument qui manque encore d´expérience. Elle n´a fait que deux ou trois parcours M2 cette année".


Vincent Deller: en tête après deux parcours, il a rétrogradé suite à deux refus de Orlina II CH.

Le grand perdant de cette finale fut Vincent Deller. Encore en tête après deux parcours, il a dû essuyer deux refus de Orlina CH qui l´ont fait rétrograder à la 6e place. "Je suis déçu, mais c´est le sport, avouait la gorge serrée Vincent. Un sport où la sanction est immédiate et où il est difficile voire impossible de se rattraper".

Une victoire amplement méritée

La victoire de Sandra Putallaz et Palmira von Hof CH est pleinement méritée après la saison 2002 extraordinaire qu´elles ont réalisée. D´abord, il y a ces 6 classements en Grand Prix en 8 participations: notamment 2e à Avenches, 8e à Verbier et 6e à Humlikon récemment. Puis il y a eu cette qualification pour le championnat suisse élite auquel Sandra a préféré le concours national de Sion, par égard et économie de sa monture. "Je n´ai que Palmira pour le haut niveau" avait-elle souligné. Enfin, grâce à leur 2e place dans le GP d´Avenches, Sandra et Palmira ont reçu une invitation pour le prochain CSI-W de Genève. C´est la 3e fois que Sandra s´y rendra. "Je me réjouis beaucoup".


Daniel et Hélène Amar, les heureux copropriétaires de Palmira von Hof CH.

De quoi faire plaisir aussi à Daniel et Hélène Amar, les copropriétaires de Palmira depuis le GP de Giubiasco en octobre 2001. "Nous avons été séduits par le charisme et l´enthousiasme de Sandra" avoue Hélène Amar, ravie de la performance de leur protégée.

A Versoix, Sandra décrochait son 2e titre après celui de 1988 remporté à Onex devant…Bertrand Darier et Pony Express. "Et dire que je voulais laisser Palmira au repos pour l´économiser. C´est Philippe (Putallaz) qui m´a incité à le faire" confiait Sandra qui ne cachait pourtant pas une certaine amertume. En effet, vu ses résultats en GP, Sandra espérait que le chef d´équipe suisse élite ferait appel à elle pour disputer quelques CSI cet automne et notamment Zagreb. "On m´avait dit que j´aurais des chances d´ y aller si je faisais un bon résultat au championnat suisse élite. Mais j´ai appris que les inscriptions pour Zagreb étaient déjà faites avant le championnat suisse" soupirait Sandra, regrettant aussi qu´aucun réserviste n´aie été envoyé aux derniers jeux mondiaux à Jerez. "Par exemple, Daniel (Etter, le nouveau champion suisse élite) aurait mérité d´y aller, tout comme Céline Stauffer" avoue Sandra qui ne craint pas de dénoncer certains agissements de la commission de sélection de saut de la FSSE.


Stéphanie Meeus, deux victoires en libre à Versoix.

Enfin, à Versoix, on relèvera aussi la victoire en R2 d´Anne-Lise Mumenthaler-Müller (Avril III), déjà vainqueur la semaine passée à Corsier. On notera aussi la victoire en R3 de Léonard Pictet et Favola et la grande forme de Stéphanie Meeus. L´élève de Michel Brand et vice-championne genevoise en titre chez les juniors a signé deux victoires et deux 2es places avec Travelling Joker et Calatus. Chapeau!


Exploit de Philippe Putallaz et
Ganaelle du Roset CH

Le team Putallaz a fait fort ce week-end, puisque Philippe Putallaz a terminé à une remarquable 8e place du championnat du monde des jeunes chevaux de 7 ans avec Ganaelle du Roset CH. Dans la finale eu deux manches, ils ont d´abord signé un sans faute avant de commettre une barre. Mais cette 8e place est une performance à relever. Elle doit aussi toucher Catherine Rizzoli-Stalder qui a élevé Ganaelle chez elle à Genthod. Philippe était également qualifié avec Flamme du Roset CH (du Dr. Yves Beyeler) chez les 6 ans. Une faute dans l´épreuve de qualification l´a privé de la finale.

P. M.